Les capteurs et les mesures

  

Les sondes NanoSense EP5000 développée par la société Zaack, installés à hauteur d'homme, vont mesurer en continu (24h/24) de septembre à mai les niveaux de CO2, COV totaux, PM1, PM2.5, PM10, la température (T) et l’humidité relative (HR) des classes participantes et ainsi fournir une visualisation de la qualité de l’air des classes en temps réels. Les données seront stockées et disponibles à tout moment, notamment via smartphone.

 

Quels sont ces polluants que le capteur va détecter et dans quelles conditions deviennent t’ils problématiques pour la santé ?

 

Le CO2 :

il est toujours présent dans l’atmosphère et nous en dégageons chaque fois que nous respirons. Suivant sa concentration dans l’air, il peut provoquer une baisse de la concentration, des maux de tête ou des nausées.

Lorsque nous le mesurons, 3 niveaux sont considérés :

  • Niveau bleu (Excellente qualité / Recommandé) : il correspond à moins de 800 ppm,
  • Niveau orange (Qualité suffisante / Acceptable) : il correspond à des mesures entre 800 ppm et 1500 ppm,
  • Niveau rouge : au-delà de 1500 ppm, une aération ou augmentation de la ventilation est nécessaire.

Unité de mesure ppm : 1 PPM d’un gaz dans l’air est égal à 0,0001 % du volume total de l'air.

 

Les COVt :

ce sont les composés organiques volatils qui peuvent être d’origine humaine (acétone, méthane) ou produits par les matériaux et produitsd’entretiens (alcools, formaldéhyde, terpènes,…).

Leur impact sur la santé dépend de leur nature, de leur concentration et de la durée d’exposition. A cour terme, ils peuvent provoquer des nausées, une irritation des voies respiratoires, des maux de tête,….. A long terme, ils peuvent être à l’origine d’allergies, provoquer des troubles cardiovasculaires ou des maladies respiratoires chroniques, jusqu’à des cancers pour certains d’entre eux.

En l'absence de norme européenne contraignante unique pour l'air intérieur, nous nous sommes basés sur les normes allemandes :

  • Bonne qualité de l’air : en dessous de 1000 µg/m3
  • Qualité moyenne de l’air : entre 1000 µg/m3 et 3000 µg/m3
  • Mauvaise qualité de l’air : au-delà de 3000 µg/m3

Les concentrations de COVt s'expriment en microgrammes par mètre cube (μg/m³).

 

Les PM10 :

particules en suspension dans l'atmosphère dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 micromètres (10 µm).

En raison de leur petite taille, ces particules sont inhalables. Elles franchissent le nez et la gorge pour atteindre les bronches. Elles provoquent des irritations des voies respiratoires, de la toux, aggravent l'asthme et augmentent les risques de maladies cardiovasculaires.

  • Bonne qualité de l’air : En dessous de 15 μg/m³
  • Qualité moyenne de l’air : entre 15 μg/m³ et 45 μg/m³
  • Seuil d'alerte : au-delà de 45 μg/m³

Les concentrations de PM10 s'expriment en microgrammes par mètre cube (μg/m³) et nous nous sommes basés sur les recommandations de l’OMS.

 

Les PM2,5 :

particules fines en suspension dans l'air dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres (2,5 µm).

En raison de leur plus petite taille, elles franchissent la barrière des bronches et atteignent les alvéoles pulmonaires. Elles peuvent provoquer des irritations respiratoires, de l'asthme, des maladies cardiovasculaires et augmentent les risques de mortalité à long terme.

  • Bonne qualité de l’air : En dessous de 5 μg/m³
  • Qualité moyenne de l’air : entre 5 μg/m³ et 15 μg/m³
  • Seuil d'alerte : au-delà de 15 μg/m³

Les concentrations de PM2,5 s'expriment en microgrammes par mètre cube (μg/m³) et nous nous sommes basés sur les recommandations de l’OMS.

 

Les PM1 (Elles ne seront pas abordées dans le cadre de notre Win'Air Challenge mais font partie des analyses possibles par le capteur) :

particules en suspension dans l'air dont le diamètre est inférieur ou égal à 1 micromètre (1 µm).

Etant donné leur extrême petitesse, les PM1 contournent les défenses naturelles du nez et des bronches. Elles atteignent les alvéoles pulmonaires très facilement. Elles peuvent même traverser la barrière pulmonaire pour entrer directement dans la circulation sanguine et atteindre les organes. Elles vont favoriser les maladies cardiovasculaires, les affections respiratoires graves et les crises cardiaques.

  • Bonne qualité de l’air : En dessous de 5 μg/m³
  • Qualité moyenne de l’air : entre 5 μg/m³ et 15 μg/m³
  • Seuil d'alerte : au-delà de 15 μg/m³

Les concentrations de PM1 s'expriment en microgrammes par mètre cube (μg/m³) et nous nous sommes basés sur les recommandations de l’OMS.

 

L’humidité de l’air

Le taux idéal se situe entre 40% et 60%.

  • au delà de 60 % : Elle favorise le développement des moisissures, des champignons et la prolifération des acariens, ce qui peut provoquer des problèmes respiratoires, de l'asthme ou de la fatigue,
  • en dessous de 40 % : L'air sec irrite les yeux, la gorge et la peau ; fragilise les muqueuses et augmente ainsi le risque d'infections par des virus.

 

 

👉 Pour en savoir plus sur les normes européennes concernant la qualité de l’air : https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/air-quality/